La fin

J’ai donné ton sourire au diable,

Comme on donne un présent aux anges.

Tes cris et pleurs, je les conte tels une fable,

Comme on narre les plus beaux échanges.

 

Je ne devrais pas te haïr autant

Mais lorsqu’on a aimé si fort,

Et que la déception nous met en sang,

Alors on oublie vite qu’on a tort.

 

Agir ainsi est sans doute preuve de lâcheté,

Mais après tout je ne suis pas quelqu’un de courageux.

Tu m’as explosé l’âme en mille petits dés,

Ton être est tellement venimeux.

 

J’aimerais tant passer à l’indifférence,

Que tu n’aies jamais pu entrer dans ma vie.

En oublier jusqu’à mon existence 

Et pouvoir réveiller ma gentillesse endormie.

 

Mais rien ne se passe comme prévu…

Tout le monde sait que l’amour est un fracas.

Je vais pour finir me mettre à nu,

Et te montrer l’étendue des dégâts.

 

Ouvre les yeux pour la dernière fois,

Et regarde ce que t’as fait de la femme si douce que j’étais.

Ne me supplies pas, je suis devenue sans foi ni loi,

Tu disais tout le temps que personne n’est parfait.

 

Et à présent j’observe ton corps sans vie sur le parquet,

Pas une once de remord ne vient,

Je te trouve maintenant même plutôt laid,

La gueule éclatée et c’est la fin.

 

La fin d’une histoire, la fin de ta vie, la fin d’une souffrance et soudain…

 

DRRRRRIIIIIIING!

« merde, c’est la fin! »

 

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