L’âme sans cible

Sur tes lèvres alanguies je dépose un espoir,
Celui de ne plus verser de larmes au moindre tracas
Je me jauge alors dans mon fin miroir,
Je me juge avec mes propres lois.

 

C’est ardu de te faire comprendre en détail mes failles,
Lorsqu’on ébauche une allégorie de mon âme.
Et quand le mal-être revient et me tiraille,
C’est sans un mot que je ressors les armes.

 

Divine et splendide lorsqu’on me découvre le jour,
Mais les idées noires et nocturnes font de mes nuits un enfer.
Tu auras beau me découvrir sous tous les pourtours,
Tu ne saisiras jamais ces lames qui me lacèrent.

 

Mais j’ai l’âme sans cible lorsque je me mure dans mes silences.
Et bruissent mes sanglots quand je me rebelle enfin.
La longueur de mes sourires biaisera ma souffrance.
J’ose espérer qu’elle connaîtra une fin.

 

L’âme sans cible puisque depuis longtemps éteinte,
Et crie moi l’envie que plus rien ne m’éreinte.

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