Tu m’a(b)îmes

Pendant que tu m’oublies,
Que tu te complais dans notre silence,
Mon corps lui alangui,
S’accoutume de ton absence.

J’ai pas les mots pour te décrire,
La souffrance et les plaies béantes,
Que tu laisses à mon sourire,
Les entailles à ma démence.

Je n’ai pas su te retenir,
Je ne sais pas non plus te rattraper .
Le coeur qui saigne à en mourir,
Tu n’as pas l’air de t’en inquiéter.

Et ces autres qui me parlent de toi,
Comme une rengaine, une douce comptine.
J’aimerai te faire part de mes émois,
Si tu veux je les dessine.

Sur les lèvres un goût de fièvre,
A ma plume s’envole une rime.
La façon dont tu perces ma plèvre,
Tu ne le vois pas mais tu m’a(b)îmes…

 

 

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